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JEUX OLYMPIQUES Rio 2016 : Le Japon sur de bons rails !

JEUX OLYMPIQUES Rio 2016 : Le Japon sur de bons rails !

Saga Japan FM 00:00 - 16 août 2016

Après une semaine de compétition, le Japon était en 5ème position dans le classement des médailles avec un total de 24 récompenses. Le judo et la natation ont été les grands pourvoyeurs de médailles. L’équipe masculine de Gymnastique artistique réussit un exploit. Retour sur les temps forts de cette première semaine olympique et des premières médailles japonaises !

JUDO : 12/14 ! Mention très bien !


Non, ce n’est pas une erreur ! Sur les 14 catégories de poids présentes aux Jeux, le Japon a été médaillé à 12 reprises :  3 titres olympiques, 1 médaille d’argent et 8 judokas en bronze ! Ce qui en fait tout bonnement la meilleure nation dans cette discipline. Ami KONDO (F, - 48 kg) et Naohisa TAKATO (H, - 60 kg) ont ouvert le compteur avec 2 médailles de bronze le samedi 6 août. Le lendemain, Misato NAKAMURA (F, - 52 kg) et Masashi EBINUMA (H, - 66 kg) ont remporté également le bronze. Mais la médaille a un goût amer pour les deux judokas, surtout pour EBINUMA qui considère ce résultat comme un échec. Depuis sa 3ème place à Londres, il a beaucoup travaillé pour conquérir le titre olympique. Son rêve s’est envolé sur “un saut de concentration” selon lui, en prolongation où il s’est fait contrer par le sud-coréen AN. Son compatriote Shohei ONO, lui, n’a pas raté la marche chez les - 73 kg. Ce lundi 8 août, il a surclassé sa catégorie et a offert la première médaille d’or en judo au Japon dans cette olympiade. Deux jours plus tard, c’est Mashu BAKER (- 90 kg) qui fait résonner l’hymne japonais au Carioca Arena 2. Chez les - 81 kg et les - 100 kg, Takanori NAGASE et Ryunosuke HAGA sont repartis bronzés de Rio. Et qu’en est-il de la catégorie reine, celle des + 100 kg ? Le français Teddy RINER y règne en maître depuis 2007 et n’a connu la défaite qu’à huit reprises dans toute sa carrière dans le haut niveau. Hisayoshi HARASAWA, judoka inconnu et spécifiquement préparé pour battre le français, a été très rapidement pénalisé et n’a pas trouvé la clé pour battre le tenant du titre. Il décrochera logiquement un médaille d’argent, le seul métal qui manquait à la collection des nippons.

Chez les femmes, Haruka TACHIMOTO a décroché le seul titre féminin, chez les - 70 kg. Elle a frôlé l’élimination au deuxième tour face à la néerlandaise POLLING. Mais elle a su se ressaisir et aller au bout de son rêve olympique en battant les n°1 et n°2 mondiales ! Kaori MATSUMOTO ( tenante du titre chez les - 57 kg ) et Kanae YAMABE ( + 78 kg ) ont apporté les dernières breloques de bronze au Japon après une défaite en demi-finale pour chacune. Seules Miku TASHIRO chez les - 63 kg, et Mami UMEKI chez les - 78 kg, rentrent sans une récompense de Rio. La première a perdu son combat pour la 3ème place face à l’israélienne GERBI et termine donc 5ème, alors que la seconde s’est faite éliminer dès son entrée en lice. Le bilan est donc satisfaisant pour la délégation nippone qui retrouve sa place de meilleure nation du Judo.

 

 

Mashu Baker, champion olympique heureux ! / worldjudoday.com

 

 

Haruka TACHIMOTO en or / Patrick Smith/ Getty Images

 


NATATION : HAGINO, entre records olympiques, polémiques et suspicions…


Etant l’un des domaines de prédilection des japonais aux jeux, les épreuves de natation ont encore souri aux nageurs nippons. Rappelons qu’à Londres, le Japon avait remporté 11 médailles : 3 en argent et 8 de bronze. Cette fois, la délégation japonaise repart certes avec 7 médailles mais avec 2 titres.  Kosuke HAGINO en a glané 3 : une de bronze en relai 4 x 200m nage libre (avec Naito EHARA, Yuki KOBORI et Takeshi MATSUDA), une d’argent au 200m 4 nages derrière l’empereur Michael PHELPS, et une belle médaille d’or au 400m 4 nages. Son compatriote Daiya SETO s’est emparé de la 3ème place dans cette épreuve et la 5ème du 200m papillon où la médaille d’argent a été décroché par Masato SAKAI. Chez les femmes, Rie KANETO et Natsumi HOSHI sont revenues médaillées. L’or pour KANETO en 200m brasse et le bronze pour HOSHI en 200m papillon. Peu de nageuses ont atteint les finales, ce qui n’a pas été le cas chez les hommes. Les relais se sont globalement bien comportés en rentrant 5 fois sur 6 en finale. D’ailleurs le record national du 4x100m nage libre a été battu par les 2 relais en qualification : 3:36.74 chez les femmes, 3:14.17 chez les hommes. En parlant de record, Ippei WATANABE s’empare du meilleur temps olympique au 200m brasse masculin avec un temps de 2:07.22. Il passe cependant à côté de sa finale en prenant la 6ème place.

 

        

 

Rie KANETO, rayonnante en or / Getty Images             Ippei WATANABE, nouveau recorman olympique      

 

De nombreux records ont été battu dans le bassin brésilien, 8 chez les femmes et 5 chez les hommes, soit 13 au total. On ne peut que féliciter ces athlètes. Cependant, quelques voix commencent à se faire entendre sur “la propreté” de ce sport d’eau et certains athlètes n’hésitent plus à s’exprimer dans les média ! Média, américains surtout, qui ont la mainmise sur les horaires des finales, pour une question d’audience. Mais ça c’est une autre histoire...


GYMNASTIQUE ARTISTIQUE : UCHIMURA, roi des agrès !


En gymnastique artistique féminine, il y a les Etats-Unis et les autres. Ou plutôt Simone BILES et les autres. Cette jeune femme repart des JO avec 4 médailles d’or dont une par équipe, et une médaille de bronze. Les japonaises doivent se contenter d’une bienheureuse 4ème place du concours par équipe, juste devant les britanniques qui n’étaient qu’à neuf millièmes de point des nippones ! 7ème des qualifications, elles ont pu corriger quelques erreurs et proposer des programmes corrects mais très loin du niveau proposé par les américaines, qui ont surclassé le concours.

 

L'équipe masculine, championne olympique / Thomas COEX / AFP

 

Chez les hommes, la Chine était la double tenante du titre. Kôhei UCHIMURA avait juré et promis de tout faire pour le redonner au Japon (titre que le pays du soleil levant avait décroché 6 fois auparavant) ! Et quand votre opérateur téléphonique vous efface pratiquement l’intégralité de votre facture parce que vous êtes accro au dernier jeu sur mobile du moment, vous avez vraiment intérêt à tenir votre promesse ! Le sextuple champion du monde en titre du concours général a tenu son rang lors de la finale. Après des qualifications en demie-teinte pour l’équipe championne du monde en titre, les japonais ont clairement haussé leur niveau, même en commençant le concours par le cheval d’arçons, leur agrès le plus faible. La fin de la compétition fut haletante et spectaculaire ! Après un passage à la barre fixe mémorable, le Japon a sorti deux ultimes routines au sol monstrueuses qui ont enlevé tout espoir de médaille d’or aux russes et aux chinois.

UCHIMURA a réussi à conserver de justesse son titre olympique, obtenu à Londres, pour 99 millièmes de point ! Autrement dit, pour pas grand chose ! Tout s'est décidé lors de la dernière rotation. Alors deuxième, le japonais devait compter sur un faux pas de l'ukrainien VERNIAIEV mais il devait également sortir une routine (un enchainement de mouvement) de haute volée. UCHIMURA prend des risques avec de nombreux lachers de barre impressionnants. Il exécute un mouvent incroyable et obtient une note de 15,800. VERNIAIEV, lui, prend peu de risques et sa reception en sortie n'est pas parfaite, ce qui lui coutera la première place. "King Kohei" est le premier gymnaste à conserver son titre depuis son illustre ainé Sawao KATO (1968 et 1972). Maintenant en vacances, le double champion olympique va pouvoir repartir à la traque aux monstres de poche !

 

Soulagé, King Kohei va pouvoir se reposer / Thomas COEX / AFP


RAPPEL :

HALTEROPHILIE : 188 kg en bronze !

Hiromi MIYAKE a décroché, le 6 août, une belle médaille de bronze soulevant 81 kg à l’arraché et 107 kg à l'épaulé-jeté. Soit un total de 188 kg. Elle est moins bien classée qu’à Londres, où elle avait obtenu la médaille d’argent avec un total de 197 kg. Mais cette troisième place a ravi la japonaise issue d’une famille d’haltérophiles plusieurs fois médaillée aux mondiaux et aux Jeux Olympiques.


RIO 2016 : JO des premières !


CANOË HOMME : Slalom C1

 

Takuya HANEDA a offert au Japon sa première médaille olympique en canoë de son histoire dans l’épreuve du slalom en canoë monoplace. Il avait pris la 7ème place lors de la finale à Londres.

 

                 

 

Takuya HANEDA prenant conscience de son temps puis souriant sur le podium / Getty images

 


TENNIS DE TABLE : Individuel homme

Une belle médaille de bronze, la première pour le Japon dans l’épreuve individuelle, pour Jun MIZUTANI, le numéro 1 japonais. Le gaucher a battu lors du match pour la 3ème place le biélorusse Vladimir SAMSONOV et devient n°6 mondial. Il fait également parti de l'équipe masculine de Tennis de Table présente à Rio avec Koki NIWA et Maharu YOSHIMARU.

 

               

Jun MIZUTANI / Getty images

 

Bilan de la 1ère semaine :

  • 7 médailles d'or ( Judo x3, Natation x2, Gymnastique artistique x2 )
  • 3 médailles d'argent ( Natation x2, Judo )
  • 14 médailles de bronze ( Judo x8, Natation x3, Canoë, Haltérophilie, Tennis de table )

 

Photo d'illustration : Rio 2016 / Getty Images

Photos : worldjudoday.com, ©Patrick Smith/ Getty Images, ©Thomas COEX / AFP

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