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EROTOPIA JAPAN : les japonais à la (re)découverte de la sexualité ?

EROTOPIA JAPAN : les japonais à la (re)découverte de la sexualité ?

Yuuki K 11:54 - 23 août 2016

Vu d’Occident, certains ont pu entendre parler (voire connu) des love hotels, des mangas hentai ou encore des hihokan mais aussi les imekura ? Malgré une représentation érotisée des femmes omniprésente dans tout le pays, et une culture du sexe bien existante, les jeunes japonais eux-mêmes n’ont en visiblement pas tous conscience. L’exposition « EROTOPIA JAPAN » aura remis les pendules à l’heure.

*Attention, les photographies de cet article peuvent choquer compte tenu du sujet.

 

Au cœur de Shibuya, se trouve une galerie d’art  au 5ème étage d’un building, l’Atsukobarouh Gallery Art Drinks Talk. Barouh, comme le musicien français Pierre BAROUH ? Oui, Atsuko est son épouse et a fondé la galerie d’art en 2013 avec pour envie davantage d’interaction entre l’Art et la société, des expositions plus actuelles en somme. C’est ainsi que la galerie propose tant des expositions de peintures que de photographies dont « EROTOPIA JAPAN », une exposition du journaliste Kyoichi TSUZUKI, désormais achevée depuis le 7 août.

 

 

Editeur et journaliste dans l’art contemporain, comment Kyoichi TSUZUKI s’est retrouvé à exposer sur l’érotisme du Japon ? Le journaliste s’est beaucoup intéressé dans sa carrière aux individus considérés par la société comme hors norme, mais il s’est également intéressé de près à la culture du sexe du Japon. Ainsi il a fait le tour des love hotels, des hihokan ou musées du sexe, et des imekura (plus connu sous le terme des image clubs) en les immortalisant en photo ! Représentations de tous les fantasmes des japonais, les hihokan par exemple sont en voie de disparition aujourd’hui. Pourtant, ces musées du sexe étaient devenus bel et bien une activité culturelle depuis l’ouverture du premier musée du sexe dans les années 1970 puis développés autour des stations de onsen au cour des années 1980, car alors ce qui se faisait c’était les voyages en groupe dans ces onsen où se trouvaient généralement des hihokan à proximité ! La plupart ont fermé leurs portes, et Kyoichi TSUZUKI a racheté certains des objets exposés – soit des sculptures de femmes sur laquelle un fantasme est représenté, et a photographié une grande partie de ces sculptures, parfois très étonnantes.

 

C’était ce que vous pouviez voir à l’Atsukobarouh Gallery Art Drinks Talk, avec notamment des photographies des différentes chambres de love hotels, lieux que l’on fréquente usuellement en couple, indiquant une prolifique imagination quant à la mise en scène de la sexualité de la part des japonais, mais aussi des imekura, ces lieux où les hommes vont assouvir leurs fantasmes les plus secrets, quels qu’ils soient, -sans pour autant qu’il ne s’agisse de prostitution ! Culture en déclin que les japonais semblent avoir occulté, et pourtant bel et bien existante, c’est pour cette raison qu’a été présentée cette exposition.

Car l’exposition rappelle bien que si aujourd’hui la démographie du pays chute, ce n’est pourtant pas une question d’absence d’érotisme, qui, si on regarde bien autour de nous au Japon, est présente presque partout ! Mais le constat est plus amer encore car cette culture du sexe si prisée un temps, est désormais méprisée au point où elle subsiste en étant cachée. Dommage ? A priori, puisqu’en fin de parcours, en allant vers le bar vous pouviez y trouver des sex toys en vente mais aussi un moulage d’un sexe féminin caché, que les visiteurs pouvaient toucher et selon la manager de la galerie, certains japonais et japonaises, d’âges différents, semblaient découvrir le toucher et l’apparence d’un sexe féminin !

 

Et pour les touristes découvrant l’exposition, d’observer une réelle opposition entre la reproduction de fantasmes et la réalité mais aussi une plus large facette de l’érotisme japonais. Si le but de cette galerie est de faire interagir l’Art et la société, par conséquent pour « EROTOPIA JAPAN » de faire prendre conscience aux visiteurs de la part d’imaginaire dans la sexualité, semble démontrer que l’objectif a été atteint,  avec succès puisque l’exposition qui devait s’achever le 31 juillet, a été prolongée d’une semaine.

 

 

Atsukobarouh Gallery Art Drinks Talk

Crossroads Bldg. 5F, 1-29-1 Shoto Shibuya-ku Tokyo 150-0046 JAPAN

Prochaine exposition : Studio COOCA du 26 août au 11 septembre.

 

Photos: ©Japan FM 2016 et nos remerciements à l'Atsukobarouh Gallery Art Drinks Talk

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