Ecoutez Japan FM Ecoutez Japan FM Idols Ecoutez Japan FM OST Ecoutez Japan FM Visual

L'univers étrange de YO-KAI WATCH arrive pour hanter la France

L'univers étrange de YO-KAI WATCH arrive pour hanter la France

Tenshi JFM 15:30 - 08 septembre 2016

Avec beaucoup de retard sur le Japon nous avons eu le plaisir cette année de voir le jeu Yo-kai Watch débarquer en France. Nous avons donc profité de l'été pour tester le jeu 3DS et de la rentrée pour nous intéresser aux différents goodies issus de la licence.

Sur Japan FM nous vous avions fait découvrir le monde de "Yo-kai Watch" à travers un de ses génériques de fin de l'anime, le bondissant "Gera Gera Po no Uta de King Cream Soda ". Nous étions donc curieux de voir comment cette licence, qui avait réussie brillamment à exister puis à s'imposer au milieu des mastodontes du transmédia pour enfant au Japon, serait présentée chez nous.

 

Le premier opus de Yo-Kai watch disponible en France

 

 

Le jeu 

Le jeu est incontestablement un bon cru, il apporte une réelle fraicheur au genre grâce à des quêtes assez diversifiées, un système de combat très pertinent et une grande cohérence dans l'univers. Le jeu est résolument tourné vers les jeunes japonais.


En effet, il y a des signes qui ne trompent pas : un système de bonus-malus pour traverser la rue sur les passages cloutés, le personnage principal qui enlève ses chaussures automatiquement quand il pénètre dans une maison ainsi que l'omniprésence de dialogue rappelant qu'il faut bien faire ses devoirs de vacances et bien écouter ses parents. Malgré quelques adaptations minimes, comme le nom des lieux, tout, dans l'ambiance et l'intrigue, est très ciblé public nippon. Néanmoins, ce n'est pas un handicap, loin de là. Il est bel et bien fini le temps des localisations aux forceps ; à travers "Yo-kai Watch" c'est un petit bout du folklore et de la culture japonaise qui nous sont rendus accessible. Petite nuance sur le doublage français qui, bien qu'il soit de qualité, tombe dans le piège du caricatural.

 

     


Question gameplay : rien à dire. La prise en main est fluide et instinctive même si on ne coupera pas aux boites de dialogues intempestives de tutoriel en début de jeu ni aux séquences de farming particulièrement vers la fin du scénario principal. Les bonnes idées de "Yo-kai Watch" pour atténuer le coté fastidieux du farming c'est, d'un côté, un système de combat automatisé qui permet de passer aisément en mode "combat rapide" et, de l'autre, l'aspect aléatoire de l'amitié avec les Yôkaï qui motive grandement à persévérer dans les combats. Tout du moins jusqu’à que le Yôkaï de vos rêves s'avance timidement vers vous en vous disant : "Hé, tu veux être mon ami ?"

 

 

 

Les phases de jeu, quant à elles, alternent de façon efficace entre des périodes de recherche et farming, des quêtes bien sympathiques mais parfois ardues, des défis d'infiltrations et la poursuite du scénario. Mention spéciale pour les parties de cache-cache et la Terr'heure.

Niveau durée de vie "Yo-kai Watch" s'en tire honorablement avec un scénario principal qui se termine en 25-28h et d'autres quêtes annexes déblocables après la fin de celle-ci. Par contre, si vous êtes adepte de l'achèvement à 100% il va vous falloir beaucoup, mais alors beaucoup plus de temps pour vous lier d'amitié avec tous les Yokaï présents et les faire monter jusqu'au niveau maximum.
En bref, "Yo-kai Watch" est un bon titre qui se classe facilement dans le haut du panier des jeux 3DS mais qui souffre d'un paradoxe qui risque de limiter son succès dans l'hexagone. L'aspect très enfantin du titre pouvant rebuter les joueurs plus matures s'opposant à la complexité du jeu ainsi qu'à la patience nécessaire pour la progression qui n'est pas forcément à la portée des plus jeunes.

 

 

Un autre aspect de la licence : son merchandising.


Depuis quelques semaines Hasbro TM a commencé la distribution française des goodies et jouets issus de la licence.


Le panel proposé est assez diversifié. Il existe des peluches, deux types de figurines : soit avec des figures changeantes grâce à des stickers soit transformables. Elles sont de bonne facture sans être exceptionnelles. Par exemple les figurines "transformables" bénéficient d'un plastique de qualité mais le système de transfomation est vraiment minimaliste.

 

On est vraiment loin des robots venant du ciel.

 

 

Evidement, les médailles issues directement du jeu sont présentes en mode collection dans des sachets mystères (prix variant entre 3€ et 5€ selon les enseignes) divisés en deux séries de respectivement 44 et 50 modèles. Le petit plus des médailles c'est qu'un QR code est présent dessus vous permettant d'obtenir des pièces dans le jeu et ainsi obtenir des bonus au Bingo Kai.  Ajoutez à ça des mini-figurines portes médailles plutôt sympas et un classeur censé émuler le livre des Medalliums mais dont la qualité vraiment trop cheap. Les anneaux sont dans un plastique qui semble bien fragile et le classeur ne contient pas assez de pages pour ranger l'intégralité de la collection des séries 1 et 2, la médaille de Kyubi qui est fournie avec est rare mais elle ne suffit pas à justifier le prix de vente de 15€.

 

 

 

La vrai bonne surprise c'est la montre, la fameuse Yo-kai Watch. Elle permet de lire les médailles, des effets sonores annoncent le type et le nom des Yôkaï et reproduit le mode radar du modèle virtuel. Cerise sur le gâteau, elle est adaptée à tous les types de poignets même aux tailles adultes. La qualité du produit est vraiment surprenante quand on connait le niveau de finition habituel pour ce genre de licence. Sans oublier l'impressionnante différence globale entre les goodies réalisés pour le marché japonais et ceux pour les marchés extérieurs. En France on a plus souvent l'habitude d'avoir des jouets type "pochettes surprises" que de véritables objets de collection.

 

La montre des amis des Yôkaï est une vrai bonne surprise.

 

La Yo-kai Watch est-elle l'exception qui confirme la règle ?

 

Bien qu'elle soit une excellente surprise l'objet possède malgrè tout quelques défauts minimes. Premier défaut : son équivalent japonais possède en plus une lampe intégrée permettant d'émuler complétement le radar et pas seulement au niveau son. Apparemment cette fonction n'a pas quitté l'archipel, dommage. Deuxième défaut : son prix ; la version japonaise étant disponible pour à peine plus de 1000 yens (environs 10€) le tarif français compris entre 25€ et 40€ pique un peu, un tarif plus proche de 20€ aurait-été plus compréhensible.


Néanmoins, il faut garder en tête que la licence à quelques années d'avance au Japon, qu'elle y est extrêmement populaire et donc beaucoup plus développée. En effet, les jeux s'y enchainent depuis 2013 et la licence compte actuellement neuf opus (bien que certains soient des variantes du même jeu comme chez la concurrence) et cinq montres différentes dont des modèles intégrant un slot à carte mini SD pour uploader les effets sonores déjà inclus.


Reste à espérer que "Yo-kai Watch" trouve son public en France et puisse exprimer son plein potentiel, la diffusion de l'anime a commencé en France et bien que ce support représente pour nous le point faible de la licence à cause de son manque de rythme gageons qu'il saura lui faire gagner en popularité… chez les plus jeunes.

 

Pendant ce temps, nous, on repart se faire des potes Yôkaï.

 

Titre : Yo-Kai Watch
Plateforme : Nintendo 3DS
Editeur : Nintendo
Développeur : Level-5
Genre : RPG
Nombre de joueurs : 1

 

Remerciements: Laboitecom

Laissez un commentaire

© 2016 Japan FM est une marque déposée par IGAM Entertainement Mentions légales | CG d'Utilisation | CG des concours SMS Réalisé par La News Company