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Une jeune pianiste japonaise aux AMATEURS VIRTUOSES !

Une jeune pianiste japonaise aux AMATEURS VIRTUOSES !

Yuuki K 12:35 - 31 mai 2017

Ayaka UENOMACHI, jeune pianiste classique, étudiante au CRR de Paris participera au festival de piano Les Amateurs Virtuoses ! qui se tiendra du 19 au 25 juin 2017 à Paris.

Née à Kagoshima en 1993, Ayaka UENOMACHI débute le piano dès l’âge de 3 ans. Tout au long de son enfance, elle poursuit l’apprentissage de cet instrument avant d’intégrer le département musique du Toho-Gakuen College  à Tôkyô où la jeune femme obtient une licence. Entre temps, la pianiste obtient de nombreux prix lors de concours comme par exemple en 2010 elle reçoit le premier prix au Concours national de musique du sud du Japon. La pianiste participe également à plusieurs concerts en soliste comme avec le Kansai Philharmonic Orchestra et le Polish Silesian Philharmonic Orchestra. Parallèlement,  Ayaka UENOMACHI reçoit l’enseignement de pianistes renommés internationalement tels que Frank WIBAUT, Mikhail VOSKRESENSKY ou encore Yves HENRY. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle poursuit actuellement ses études de concertiste au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (CRR), et est en deuxième année. Plus récemment, le 20 mai 2017, Ayaka UENOMACHI a remporté le 3ème prix au Concours International de Piano d’Ile-de-France dans le niveau Supérieur.

 

Très prochainement, du 19 au 25 juin se tiendra à Paris le festival Les Amateurs Virtuoses ! Il s’agit d’un festival de piano international auquel participeront 33 musiciens qui viendront du monde entier. Lors du festival, seront proposés au public des masterclasses dont une avec Nicolas STAVY le mardi 20 juin de 17h à 19h à la Chambre des Notaires de Paris. C’est au cours de cette  masterclass que vous pourrez entendre Ayaka UENOMACHI, puisqu’elle y interprètera le « Carnaval de Vienne » de Robert SCHUMANN.

 

Plus d’informations sur le festival dans votre agenda.

Sources : communiqué de presse, Opus Yvelines.

 

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Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer et interviewer Mme Ayaka UENOMACHI ce mardi 20 juin, avant sa représentation au festival international de piano « Les Amateurs Virtuoses ». Elle était accompagnée par l’un des producteur et organisateur de ce festival, Julien KURTZ.

 

JFM : Vous avez débuté le piano à l’âge de 3 ans. Qu’est-ce qui vous a amené à en jouer ?

Ayaka Uenomachi : J’ai deux frères qui jouaient du piano et petite je les regardais. Jusqu’au jour où mes parents ont décidé de me mettre au piano à mon tour. Aujourd’hui mes frères ont arrêté. Toutefois, j’ai un de mes frères qui a un groupe de musique et nous avons déjà joué ensemble.

 

JFM : Enfant nous sommes toujours très pris entre l’école, les devoirs, les amis. Comment organisiez-vous vos journées, entre vos occupations de tous les jours et le piano ?

Ayaka Uenomachi : Jusqu’au lycée ça a été très difficile, mais une fois à l’université j’ai pu me dédier au piano après les cours, entre 2 et 3 heures par jour. Puis un dimanche sur deux, je prenais des cours.

 

JFM : Vous avez interprété en 2014, en soliste avec le Kansai Philharmonic Orchestra et le Polish Silesian Philharmonic Orchestra, le concerto N°3 de Beethoven. 

Beethoven, Chopin, Bach, Schubert, Schumann que vous jouez aujourd’hui (mardi 20 juin) pour ne citer que les plus grands, vous avez dû jouer certaines de leurs partitions, lequel vous avez plaisir à jouer ? Et pourquoi ?

Ayaka Uenomachi : Beethoven, Schumann. J’aime les interpréter pour leur qualité symphonique, et surtout lorsque je me mets à jouer, je suis envahie par une émotion que je ne peux expliquer.

 

JFM : Avez-vous un répertoire de prédilection ? 

Ayaka Uenomachi : Carnaval Op 9 de Schumann. D’ailleurs je l’ai joué à la fin de l’université.

 

JFM : Y a-t-il un compositeur qui nécessite plus de travail que les autres ?

Ayaka Uenomachi : Liszt. En termes de technique cela m’a demandé beaucoup de temps. Surtout quand je joue sur scène, car je stresse et j’ai le trac, car je ne lis pas la partition à ce moment-là.

 

JFM : Qu’est-ce qui vous pousse à vous améliorer ? 

Ayaka Uenomachi : Pouvoir jouer de nouvelles partitions, découvrir de nouveaux morceaux. Je trouve cela très intéressant. Avec mes amis, qui sont au Japon, on se donne des conseils afin qu’on puisse continuer à s’améliorer.

 

JFM : Vous n’arrêtez pas depuis votre enfance, de passer des concours et de remporter des prix : en 2010 vous remportez le premier prix au Concours national de musique du sud du Japon ; En 2014 vous obtenez le Prix d’encouragement au concours JPTA (Japan Piano Teachers Association). Et cette année encore, le 20 mai, vous avez eu le 3ème prix au Concours International de Piano d’Ile de France, dans le niveau supérieur. Jusqu’où vous souhaitez aller ? 

Ayaka Uenomachi : Actuellement je cherche d’autres concours. En octobre je vais faire celui de Nice, et l’année prochaine je ferai un concours international. Mais, je ne me suis pas vraiment posé la question… J’aimerais jouer dans le monde entier, mais d’abord j’aimerais pouvoir jouer dans une grande salle où j’inviterais ma famille, mes amis, mes proches pour leur montrer.

 

JFM : Beaucoup de pianistes, d’orchestres ont interprété ces morceaux, comment décririez-vous votre jeu dans l’intention ?

Ayaka Uenomachi : Lorsque je joue, je fais le vide dans ma tête, pour ne pas perdre ma concentration. Quand je m’écoute jouer, à ce moment-là, c’est pour entendre le son du piano comment il sonne dans la salle où je me trouve. Car chaque salle est différente en termes de sonorité et donc je dois m’adapter à cela et me concentrer sur le morceau. Donc il est difficile pour moi de répondre à cette question avec précision.

 

JFM : Vous vous êtes installée en France en 2015 pour rentrer au CRR de Paris. Pourquoi ce choix ?

Ayaka Uenomachi : À mes 22 ans, je devais réfléchir à mon avenir ainsi qu’à ma carrière. J’ai donc parlé avec mon professeur qui m’a présenté Yves Henry. Après deux trois discussions j’ai décidé de venir sur Paris. Avec Yves Henry, j’ai appris à jouer du piano comme si je jouais avec un orchestre, et cela pendant 4 ans.

 

JFM : Cette fin d’après-midi, vous allez interpréter le « Carnaval de Vienne » de Robert SCHUMANN, est ce que cela vous a demandé une préparation particulière, en termes de répétitions et autres ? 

Ayaka Uenomachi : J’ai peur. Il faut savoir qu’il y a beaucoup de répétitions donc j’ai peur de m’y perdre, donc je répète puis répète. Car comme certains d’entre nous, je joue sans partition.

 

JFM : Ce dimanche, vous allez jouer à deux pianos. Dans votre parcours, avez-vous eu déjà cette occasion ?

Ayaka Uenomachi : Oui je l’ai déjà fait, quand j’avais 6 ans. Le professeur donnait un concert par an, et du coup c’est là que j’ai joué un répertoire à deux pianos.

 

JFM : D’après Julien KURTZ, vous venez tout juste d’accepter de jouer en concert ce dimanche, de plus, une partition espagnole, pourquoi ? 

Ayaka Uenomachi : Ces morceaux sont amusants, ils sont très rythmés, complétement différents des musiques japonaises. Et pour en avoir déjà entendu, c’est quelque chose que je voulais faire. J’aime les défis.

 

JFM : Enfin, est ce que vous aimeriez faire un CD un jour ?

Ayaka Uenomachi : Oui j’aimerais beaucoup, et je le ferai sur Beethoven.


Date de l’interview : Mardi 20 juin 2017

Camio

 

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