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Le retour de « Candy Candy » en librairie !

Le retour de « Candy Candy » en librairie !

Yuuki K 11:52 - 14 janvier 2019

« Au pays de Candy… », tel était le commencement du générique d’un anime qui a marqué de nombreux téléspectateurs français… Licence devenue introuvable en raison d’un conflit de droits d’auteur, « Candy Candy » est de retour en roman prévu pour le 13 mars 2019 !

C’est une heureuse nouvelle que nous annonce Pika Edition avec la parution prochaine du roman « Candy Candy » ! Sous la plume de son autrice initiale qui reprend son véritable nom, Keiko NAGITA (elle utilisait son nom de plume Kyoko MIZUKI), les fans de Candy auront droit à l’épilogue de ses aventures, en deux romans. Le premier, « Candy – Candice White l’orpheline », prévu pour le 13 mars 2019, reviendra sur l’enfance de la jeune Candy à la Maison Pony jusqu’à son entrée au collège. Le second, « Candy – Le prince de la colline », prévu pour juin 2019, promet de révéler un aperçu de la vie de femme mariée de notre héroïne !

 

Pour l’occasion de la sortie du premier roman, Keiko NAGITA viendra à Paris le présenter à l’occasion du Salon Livre Paris, du 15 au 18 mars 2019.

 

Portrait de Keiko Nagita, fourni par Pika.

 

« Candy Candy » est initialement un manga dessiné par Yumiko IGARASHI sur un scénario de Keiko NAGITA, alias Kyoko MIZUKI. Si le manga est publié au Japon dans les années 1970, le roman de Keiko NAGITA sur lequel est basé l'histoire du manga ne l’a jamais été. Rencontrant le succès, le manga est rapidement adapté en anime, et celui-ci est exporté dans le monde et notamment en France, où il est diffusé dès 1978 jusqu’en 1996. Malheureusement pour ses fans, les lecteurs ne connaîtront pas la fin de « Candy Candy », en raison d’un conflit qui oppose la mangaka Yumiko IGARASHI et l’autrice Keiko NAGITA dès 1998. A l’origine de ce conflit, l’appropriation par la mangaka de tous les droits  sur « Candy Candy » dans la création de produits dérivés, sans en consulter Keiko NAGITA, ni même Toei. Yumiko IGARASHI clamait à l’époque qu’elle seule avait créé les illustrations de « Candy Candy », et que par conséquent elle pouvait exploiter les personnages de sa création sans autorisation. C’est la raison pour laquelle Keiko NAGITA a fait valoir ses droits, en portant plainte. Le tribunal de Tôkyô a ainsi conclu en la faveur de la plaignante en février 1999, estimant que les droits d’auteur reviennent autant à Keiko NAGITA qu’à Yumiko IGARASHI, et qu’avant toute commercialisation de « Candy Candy », produits dérivés inclus, il fallait l’approbation des deux femmes. Etant donné que Yumiko IGARASHI avait jusqu’alors exploité l’image de « Candy Candy » pour vendre la licence à l’étranger, sans autorisation, et de nombreux produits dérivés, le tribunal l’a contrainte à verser 29 500 000 yens de dommages et intérêts à Keiko NAGITA. Entre temps la mangaka attaque Toei, pour s’être attribué les droits de la licence et télévisuels de « Candy Candy », poussant la société Toei à geler la licence, raison pour laquelle il n’est plus possible partout dans le monde depuis la fin des années 1990 de voir ou se procurer la licence que ce soit en manga, en vidéo ou en produits dérivés. Si Yumiko IGARASHI a fait appel du verdict du tribunal de Tôkyô, l’affaire a été ensuite portée auprès de la Cour d’Appel puis devant la Cour Suprême, ces deux instances ont validé la décision du tribunal de Tôkyô, donnant raison à Keiko NAGITA. Plus important encore, la justice reconnait Keiko NAGITA comme l’autrice originale de « Candy Candy », suggérant alors que Keiko NAGITA peut écrire de nouvelles aventures sans l’approbation de Yumiko IGARASHI.

 

Après plusieurs rumeurs de nouveaux romans voire de reboot, la fin tant attendue de « Candy Candy » nous sera ainsi dévoilée courant 2019. Mais si vous vous impatientez pour une nouvelle adaptation animée, il y a peut-être une chance de découvrir une nouvelle version. Le tribunal de Tôkyô ayant estimé que l’œuvre originale appartenait à l’autrice, Keiko NAGITA, cette dernière serait ainsi en droit de relancer la licence. Selon un article d’Anime News Network récapitulant cette affaire, la justice a reconnu à Keiko NAGITA le droit de choisir un nouveau mangaka pour illustrer un nouveau manga « Candy Candy ». Quant à un éventuel anime, la justice a reconnu à Toei les droits de produire un nouvel anime.

 

Sources : communiqué de presse, Anime News Network.

Photo : Couverture du roman « Candy – Candice White l’orpheline » via Pika.

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