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Review : "MAZINGER Z INFINITY"

Review :

Tenshi JFM 10:00 - 27 octobre 2017

Le 22 novembre prochain sortira en salle le film d’animation : "Mazinger Z Infinity". Une fois n’est pas coutume le film sort en France avant sa sortie officielle au Japon, cette dernière devant coïncider avec l’anniversaire des 50 ans de carrière de Gô NAGAI. C’est donc avec un peu d’avance que nous avons pu découvrir ce film hommage riche en robots géants

EDIT : 

Suite à un retour de la communauté du forum GoldorakGo nous avons pu corriger plusieurs erreurs et imprécisions dans cet article. Il s'agit donc d'une version mise à jour au 30/10/2017. 

Nous remercions GoldorakGo pour leur réactivité et leur participation à l'enrichissement de cet article. 

 

Mazinger
est la saga de Gô NAGAI auteur prolifique japonais que l'on connait en France à travers des oeuvres telles que Cutey Honey / Cherry Miel ou Devilman. Il à également collaboré à l'une des série qui symbolise souvent le débarquement de la japanimation en France, à savoir : "Grendizer" (prononcez : Grendaïzer) aka "Goldorak". Beaucoup d’entre nous connaissent "Goldorak" le fameux robot géant cornu issu d’une technologie extra-terrestre qui est devenue une icône de la pop culture grâce à son caractère innovant et un peu aussi grâce à la douce voix de Noam.

En France "Goldorak / Grendizer" fut un succès qui est devenu iconique. Toutefois, historiquement "Mazinger" précéde "Grendizer" et même si ces séries font partie de la même saga semblent être proches, tant au niveau du design que de la thèmatique, en réalité le seul point commun entre entre elles est la présence du personnage : Kôji Kabuto / Alcor.

Bien qu'en termes d'audience, au Japon, les deux séries connurent un succès comparable il faut reconnaitre, qu'en France, "Mazinger" reste relativement confidentiel.

 

 

 

La saga Mazinger se divise en trois partie : Mazinger Z, Great Mazinger et Gurendizer. A l'époque de Great Mazinger, Gô NAGAI avait prévu une conclusion épique à la saga dans une histoire intitulée : GOD Mazinger. Néanmoins les audiences de Great Mazinger sont correctes mais sans plus : Kôji en est absent et son retour dans les tous derniers épisodes ne suffit pas à séduire. Et la concurrence d’autres studios qui se lancent avec succès – et sans Gô NAGAI – dans le genre Mecha inquiète aussi le studio de production Toei Animation. Il faut savoir que les séries sont sponsorisées par des acteurs de l'industrie du jouet comme Popy (ancien nom de Bandaï) et le studio, sous cette pression, n'avait donc pas une liberté totale de décision… Toei décide donc un changement de direction : en 1975, ils refusent le GOD Mazinger de Gô Nagai et décident de se lancer dans un projet à "OVNI" qui débutera par un film, "La guerre des soucoupes volantes / Uchû Enban Daisensô", et aboutira à Grendizer, qui finira par être décliné en manga par Gô NAGAI. Mazinger se voit donc, au profit de Goldorak, privé par Toei d’une fin voulue par Gô NAGAI.

 

Encore aujourd'hui, la valeur nostalgique de "Mazinger" reste extrêmement forte. Les fans et l'auteur avait un léger goût d'inchevé concernant cette saga. "Mazinger Z Infinity" à été réalisé à l’occasion des 50 ans de carrière de Gô NAGAI. C'est un peu une nouvelle chance de découvrir la conclusion de cette saga et qui débarque sur les écrans des cinémas français.

 

 

 


Synopsis : Dix ans sont passés depuis que Kôji Kabuto, aux commandes du super robot Mazinger Z, créé par son grand-père, a ramené la paix en combattant l'Empire des Ténèbres et le maléfique Dr. Hell. Aujourd’hui, Kôji Kabuto n’est plus pilote, il a pris le chemin de son père et grand-père en devenant scientifique. A l’occasion de ses recherches, il découvre une structure gigantesque profondément enterrée sous le mont Fuji. Il détecte de mystérieux signes de vie. Il s’en suit de nouvelles rencontres, de nouvelles menaces et bientôt, un nouveau destin pour l’humanité. Kôji Kabuto doit prendre une décision pour l’avenir : Dieu ou Démon, il lui faut choisir.

 

Une nouvelle fois, c’est à MAZINGER Z que revient la lourde charge de sauver le monde.

 

 

 

 

 

L’avis de Tenshi :

Ce qui est bien avec "Mazinger Z Infinity" c’est qu’on plonge directement dans l’action. Le film s’ouvre sur une nuée de Mecha-monstres en train de s’attaquer à une centrale énergétique aux Etats-Unis. C’est dans ce premier combat épique que les premières constatations tombent.

 

- Constatation numéro 1 : Si vous faite partie de ceux qui ne connaissent la licence uniquement travers la dernière saga : "Goldorak" telle qu'elle est dans vos souvenirs, et bien, vous risquez fortement d'être complétement largué. En effet, le film ne fait absolument pas cas de cet univers qu'il faut comprendre comme étant "à part".

 

- Constatation numéro 2 : C’est beau, l’aspect visuel est bien finalisé très coloré et respectueux de l’œuvre originale. On ne peut hélas pas en dire autant de l’animation mais nous y reviendrons car ça ne saute pas aux yeux dans cette scène d’ouverture nerveuse et bien rythmée.

 

- Constatation numéro 3 : Ca va être un film fan service. Bon, honnêtement : on s’en doutait un peu. Mais dans ce cas précis on souffre un peu d’une volonté de trop bien faire. A force de vouloir mettre tous les Mecha-monstres de la série, la lisibilité à l'écran, surchargée par les micro cameo, en souffre très vite. C'est encore pire que lors de la fameuse "scène des armures" du très critiqué "Iron Man 3".

 

 

 

 

 

Le film continue et, dans l’ensemble, on sent de la cohérence dans le travail de Gô NAGAI  aussi bien au niveau du ton que dans les thématiques du film. Le rythme lui aussi rappelle celui des animes de l’époque et surprendra le jeune public plus habitué à de l’action plus intense avec peu de respirations. A l’image de son héro, le film reste fidèle à l'oeuvre originale, en tous cas dans les grandes lignes : même personnages, questions existentielles sur l’influence de la technologie sur l’évolution de l’humanité, humour potache et combats palpitants. Il est également plus mature, abordant des sujets plus surprenants comme l’importance des sentiments, de la famille dans la vie et du repos du guerrier.


Le film présente aussi des points faibles un peu rageant pour le spectateur quel qu’il soit. Le premier, le plus évident, est l’omniprésence des placements de produits au point où ça en devient gênant.

Qu’il ait fallu des sponsors pour le financement du film c’est bien compréhensible, mais que certains plans soit uniquement présents pour mettre en valeur des marques et produits au détriment de la structure narrative là c’est une erreur.

 

 

 

 

Comme promis plus haut : parlons animation. Certains passages, comme de longs plans fixes seront surprenant pour ceux qui n’ont jamais expérimenté les animés de l'époque, mais, en réalité, ils représentent un bel hommage au style de Gô NAGAI. Le vrai problème vient du mélange entre la 2D et la 3D qui manque de finition. Ce qui fait que certaines scènes présentent une animation qui manque de fluidité et qui nous font un peu sortir de l’univers. Heureusement, ces phases sont largement compensées par la qualité de l’image et des combats qui sont souvent sublimes.
Un dernier point faible selon moi c’est l’utilisation de cette ficelle usée jusqu’à la corde, le sempiternel dilemme du héro : ira ? ira pas ? Alors qu’on sait tous qu’il va finir par y aller. Amis scénaristes de tous bords je propose de mettre cette astuce scénaristique dans un coffre-fort pour, au moins, disons... les cinquante prochaines années.

 

 

 

 

Par contre les musiques, parties prenantes de l’immersion, sont irréprochables. Le thème de "Mazinger Z" est usé sans être abusé et apporte sa dose de légende dans des moments déjà palpitants. Certains réarrangements musicaux, un peu boostés à la guitare électrique, sont très agréables à mon oreille.  

Le film "Mazinger Z Infinity", même s’il n’est pas parfait, présente une grande puissance nostalgique et une conclusion très satisfaisante à la carrière héroïque de Kôji Kabuto. On le conseille fortement aux fans de la saga d’origine et pour les autres je vous conseille une bonne séance de rattrapage, ça tombe bien d’ici le 22 novembre vous avez le temps.

 

 

 

 

 

Titre : MAZINGER Z INFINITY
Réalisateur :  Junji Shimizu
Pays : Japon
Durée : 90min
DCP - VOST/VF
Scénario, histoire originale : Go Nagai, Takahiro Ozawa
Une production TOEI Animation
Par le créateur de Goldorak et Devilman (GO NAGAI)

© Go Nagai/Dynamic Planning MZ Film Partners

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