Ecoutez Japan FM Ecoutez Japan FM Idols Ecoutez Japan FM OST Ecoutez Japan FM Visual

« Miraï, ma petite sœur » le dernier né de Mamoru HOSODA

« Miraï, ma petite sœur » le dernier né de Mamoru HOSODA

Yuuki K 17:04 - 13 novembre 2018

Après une première projection mondiale lors du dernier Festival de Cannes et une sélection en compétition au Festival d’Annecy, « Miraï, ma petite sœur » de Mamoru HOSODA sortira au cinéma pour les fêtes de fin d’année, dès le 26 décembre.

Sorti le 20 juillet dernier au Japon, « Miraï no Mirai » (« Miraï, ma petite sœur » pour le titre français) est le dernier né de Mamoru HOSODA. Certain(e)s avaient déjà pu le visionner grâce à la projection du film en première mondiale à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, puis peu de temps après à Annecy en étant sélectionné en compétition au Festival international du film d’animation (en compétition notamment avec « Okko et les fantômes » de Kitaro KOSAKA, mais aucun de ces films n’a remporté de prix) ! Et si pour toutes ses dernières réalisations, la vie privée de Mamoru HOSODA était une source d’inspiration, c’est également le cas pour « Miraï, ma petite sœur ». 

 


©2018 Studio Chizu.

 

 

Synopsis officiel : Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique où vont se mêler passé et futur. Il rencontrera tour à tour ses proches à divers âges de leur vie : sa mère petite fille, son arrière-grand-père dans sa trépidante jeunesse et sa petite sœur adolescente ! A travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire.

 


©2018 Studio Chizu.

 

Les relations humaines et notamment celles dans une famille sont un « fil rouge » dans les films de Mamoru HOSODA, trouvant l’inspiration au sein de sa propre famille. Ainsi la naissance de son fils lui a fait se poser de nombreuses questions existentielles, menant aux films « Les Enfants Loups, Ame et Yuki » (2012) et « Le Garçon et la Bête » (2015). Pour « Miraï, ma petite sœur », c’est donc la naissance de son deuxième enfant, une petite fille, et ses relations avec son fils aîné qui inspire à Mamoru HOSODA l’histoire de ce film, comme le réalisateur l’explique lors de la diffusion en avant-première à Paris. Ajoutez-y une pincée de fantastique, et on retrouve bel et bien l’univers du réalisateur japonais. Moins de fantastique mais son film le plus intime comme il l'indique lui-même dans sa note d’intention : « Ainsi, bien qu’il n’ait rien de spectaculaire en apparence, ce film est habité par une très grande ambition personnelle. ». Il nous invite à nous placer du point de vue du petit Kun, à voir son environnement à sa place et à vivre à travers lui ce sentiment d’abandon quand arrive un nouveau membre dans une famille et la recherche de l’attention de ses parents. Et comme Kun est un petit garçon de 4 ans, il déborde d’imagination et la perception qu’il a de la réalité, du temps et de l’espace diffère totalement de celui d’un adulte. De cette manière, toutes les personnes qu’il voit et les actions du quotidien qui se déroulent dans le film développent l’imaginaire du petit garçon jusqu’à faire apparaître la Miraï du futur. Le titre original est d’ailleurs un jeu de mot : « Miraï » signifiant « futur », le titre « Miraï no Miraï » (« 未来のミライ ») signifie alors tel qu’écrit « Miraï du futur » !

 


©2018 Studio Chizu.

 

L’avis de Yuuki K. :

 

Et si vous vous retrouviez dans la tête d’un jeune enfant ? Ou si vous tentiez de vous rappeler ce que vous pensiez et imaginiez dans votre tête à cette tendre période d’insouciance totale ? Contrairement à ce que le titre pourrait laisser suggérer -j’imaginais personnellement un film autour de Kun rencontrant sa petite sœur du futur et développant des relations avec elle- on est loin d’un film fantastique ! Bien sûr, il y a bien des scènes où le fantastique est présent mais sans être central car le réalisateur s’intéresse surtout aux relations entre frères et sœurs, pas toujours simples au départ. Il s’agit surtout pour Kun de définir sa nouvelle place dans la cellule familiale depuis la naissance de sa petite soeur. Bien qu’il soit heureux de sa naissance, il n’a aucune idée du bouleversement que va causer l’arrivée d’un bébé au sein d’une famille, pensant que rien ne changerait et qu’il serait toujours l’objet de toute l’attention de ses parents. Le fantastique sert donc uniquement d’étapes pour Kun pour lui permettre de trouver cette place et évoluer. Bien que je m'attendais à un film bien plus fantastique, c’est finalement un mal pour un bien puisque « Miraï, ma petite sœur » se révèle être un film idéal pour se retrouver au cinéma en famille. Ce qui tombe bien puisque le film sortira au cinéma pour les fêtes de fin d’année. D’ailleurs, souvent une période où sont conçus des petites sœurs ou des petits frères ! Et donc, une façon de tenter de préparer à l’arrivée éventuelle de l’un d’entre eux aux plus jeunes.

 

Photo : ©2018 Studio Chizu.

Laissez un commentaire


© 2018 Japan FM est une marque déposée par IGAM Entertainement Mentions légales | CG d'Utilisation | CG des concours SMS Réalisé par La News Company