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Quand Tokyo promeut par erreur la maltraitance des enfants

Quand Tokyo promeut par erreur la maltraitance des enfants

12:41 - 13 juin 2019

La métropole de Tôkyô a lancé en avril 2019 une campagne de prévention contre la maltraitance des enfants. Mais il y a deux jours, un Tokyoïte a remarqué une grossière erreur sur leur site internet, signifiant l’exact opposé.

L’erreur est désormais rectifiée mais cela n’a pas empêché des internautes de laisser s’exprimer leur colère ni la presse japonaise de titrer que « le site internet du gouvernement de Tôkyô est ridiculisé » ! Pourtant, tout part d’une bonne intention. La métropole de Tôkyô a lancé en effet en avril 2019 une campagne de prévention contre la maltraitance des enfants. Une campagne qui va de pair avec un arrêté municipal de Tôkyô sur la prévention de la maltraitance des enfants annoncé en février après la tragique mort de Yua l’année dernière, et entré en vigueur ce 1er avril. Un site internet en japonais et en anglais a donc été lancé à cette date et une mascotte ressemblant à un escargot appelé Osekkai a même été imaginé. Mais une très grosse erreur s’est glissée dans la version japonaise sans que quiconque au sein du gouvernement de Tôkyô ne l’ait remarquée  pendant deux mois ! La page principale du site dédié comporte un visuel sur lequel est aujourd’hui écrit : « 東京都児童虐待防止推進キャラクター » signifiant en français « mascotte promouvant la prévention de la maltraitance des enfants ». Mais il y a encore deux jours il était en fait écrit « 東京都児童虐待推進キャラクター » signifiant l’opposé soit « mascotte de promotion de la maltraitance des enfants » ! Cet oubli de deux kanji « 防止 » (« bôshi » pour « prévention ») n’a été constaté que ce mardi par un habitant de Tôkyô après quoi l’erreur a  été corrigée immédiatement. Cet oubli grossier a suscité l’ire des internautes et un représentant du Bureau des Affaires sociales et de la Santé publique de Tôkyô, dont dépend cette campagne, a déclaré que « c’est une erreur qui n’aurait pas dû se produire, surtout  dans cette perspective d’essayer de d’empêcher la maltraitance d’enfant » ajoutant que « Nous déploierons tous nos efforts pour nous assurer que cela ne se reproduise plus alors que nous continuerons à sensibiliser et éduquer les gens sur la prévention de la maltraitance ».

 

D’après le site internet dédié à cette campagne, Osekkai n’a pas le même sens que le « osekkai » (« おせっかい ») habituel et qui veut dire « intrusif » ou « ingérance ». Dans le cadre de cette campagne, Osekkai a pour objectif de « créer une société dans laquelle les enfants se sentent bien et en sécurité. Où tout le monde est sympathique, prêt à demander et à aider, et n’a pas peur de parler. Où les gens feront même la moindre des choses pour aider les autres. ».  Le site internet propose plusieurs informations dans les deux langues, comme un guide pour expliquer les différentes formes de maltraitance d’un enfant. La maltraitance n’est pas forcément physique mais peut être d'ordre psychologique ou sexuel, et d’après des statistiques publiées sur le site, la plupart des cas de maltraitance, 58,9%, sont des maltraitances psychologiques. 24,2% sont des cas de maltraitance physique, 16,2 % des cas sont de l’ordre de la négligence et 0,7% sont des cas d’abus sexuels sur mineurs. Et d’après d’autres données publiées sur le site, il s’avère que le principal responsable de ces maltraitances est la mère, dans 53% des cas sur 11 635 cas de maltraitance recensés en 2017. Dans 39,9% de ces cas, il s’agit du père et dans les autres cas il s’agit de parents d’autres enfants ou d’autres personnes non précisées.

 

Un autre onglet du site présente une liste de signes de maltraitance avec deux cas de figure : l’un présentant des signes urgents de secours auquel cas il faut appeler la police au 110, et une autre liste présentant des potentiels signes de maltraitance auquel cas Osekkai recommande de le signaler aux autorités ou d’appeler le National Child Care Center au 189.

 

 

Sources : Japan Today, Mainichi Shimbun, Tokyo Osekkai.

Photo : capture écran de la campagne erronée via Japan Today.

 

 

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