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One Piece : Comment le plus grand manga non autorisé a évité la controverse sur les droits d’auteur

L'auteur de cette édition a justifié son oeuvre d'une manière pour le moins original !

Un volume géant rassemblant plus de vingt mille pages de l’histoire des Pirates du Chapeau de Paille est arrivé plus tôt dans l’année. La collection One Piece n’a pas été autorisée par Shueisha, la société derrière Weekly Shonen Jump qui imprime les œuvres d’Eiichiro Oda. Avec seulement cinquante exemplaires vendus pour cette collection massive, un article récent du Guardian explique comment JBE Books a pu vendre cette compilation et éviter pour l’instant la controverse sur les droits d’auteur.

Une bande dessinée ? Non, une œuvre d’art !

Comment JBE Books a-t-il réussi à échapper à toute réclamation de Shueisha concernant les droits d’auteur lorsqu’il s’agit d’imprimer un livre de 21 450 pages au total ? L’artiste Ilan Manouach, qui a créé l’édition, a déclaré qu’elle n’était pas destinée à être vue comme une bande dessinée et/ou un livre, mais plutôt comme un « matériau sculptural« , ce qui en fait une œuvre d’art. Manouach décrit le volume au Guardian comme une « sculpture illisible qui prend la forme d’un livre – le plus grand à ce jour en nombre de pages et en largeur de dos – qui matérialise l’écosystème de la diffusion en ligne des bandes dessinées. » L’artiste commentait apparemment l’état actuel des bandes dessinées numériques et leur effet sur la forme d’art, tandis JBE Books a publié la déclaration suivante :

« La profusion de contenus en ligne disponibles et la numérisation de l’industrie de la bande dessinée remet en question l’état actuel de la bande dessinée. L’œuvre One Piece d’Ilan Manouach propose de faire évoluer l' »appréciation » de la bande dessinée numérique d’un examen qualitatif des possibilités conventionnelles de la bande dessinée numérique à une réévaluation quantitative de la ‘bande dessinée comme Big Data’.« 

One Piece

The Guardian avait interviewé Keita Murano, membre de l’équipe des droits internationaux de Shueisha, pour connaître sa position sur ce corpus géant :

« Le produit que vous mentionnez n’est pas officiel. Nous n’en donnons pas l’autorisation. Notre licencié en France qui publie One Piece est l’éditeur Glénat. »

Lorsque One Piece mettra fin à l’histoire des Pirates du Chapeau de Paille, nous imaginons que la création d’un seul volume rassemblant l’ensemble du chef-d’œuvre Shonen d’Eiichiro Oda sera vraiment impossible, car il serait bien plus volumineux que la version de vingt mille pages que JBE Books a contribué à créer.

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